Selon les données publiées cette semaine par l'Association canadienne de l'immeuble (ACI) et l'article de Recherche économique RBC traitant des nouvelles sur le marché résidentiel canadien, les acheteurs canadiens n'ont pas semblé affectés par la volatilité boursière des derniers mois. Après être demeurées relativement stables en août (comparativement à juillet), les reventes de maison ont progressé modérément de 2,7 % en septembre au Canada, permettant ainsi à la majorité des marchés provinciaux d'inscrire des gains.
Les marchés immobiliers résidentiels demeurent généralement équilibrés au pays. L'ACI a indiqué que le ratio ventes/nouvelles inscriptions se situait en zone équilibrée dans les deux tiers des marchés locaux ; le dernier tiers serait réparti également entre les marchés favorables aux vendeurs et les marchés favorables aux acheteurs.
La bonne tenue du marché résidentiel canadien au cours des mois d'août et de septembre, à un moment où le regain d'agitation dans les marchés financiers mondiaux soulève des inquiétudes pour le marché immobilier, est rassurante à bien des égards. Généralement, elle témoigne de la vigueur continue des facteurs macroéconomiques sous-jacents, soit l'équilibre en l'offre et la demande, les tendances favorables de l'emploi et les faibles taux d'intérêt. Possiblement plus important encore, cette bonne tenue témoigne de la confiance des Canadiens à effectuer des achats importants et à assumer les obligations financières qui y sont rattachées.
Il se peut qu'un accroissement du niveau d'anxiété à l'échelle mondiale perturbe le marché immobilier, mais nous croyons que la confiance témoignée par les Canadiens jusqu'à maintenant indique qu'ils accordent une plus grande importance à la conjoncture et aux caractéristiques fondamentales des marchés au Canada qu'à la volatilité ailleurs dans le monde.